
Néoclassique
Qualificatif initialement utilisé pour désigner le courant de pensée qui, rompant avec l'analyse classique reposant sur la valeur travail et la macroéconomie, choisit une approche marginaliste de type microéconomique. Avec la révolution keynésienne réhabilitant la macroéconomie, le qualificatif prit une autre signification, désignant plutôt le courant se situant dans la problématique de la tentative de synthèse initiée par John Hicks entre l'analyse keynésienne (pour la macroéconomie) et l'approche marginaliste (pour les comportements microéconomiques d'acteurs rationnels cherchant à maximiser leur utilité), ce qui amena le courant libéral «autrichien», dans la foulée de Hayek, à récuser ce qualificatif. Actuellement, à quelques exceptions près, les apports keynésiens ont disparu, si bien que l'approche néoclassique est caractérisée par une formalisation assez poussée, reposant sur l'idée que le calcul utilitaire est le ressort essentiel, voire unique du comportement humain. Commentaire: Il existe en fait une assez grande diversité dans les approches néoclassiques (on écrit aussi néoclassiques), certains récusant toute macroéconomie, d'autres lui donnant une grande place, certains s'appuyant sur l'hypothèse de marchés autorégulateurs, d'autres la récusant, etc. Mais tous accordent une grande place au calcul et à la modélisation.
Date de mise à jour : 22/01/2010
A lire également: Denis Clerc, «Le tournant néoclassique», hors-série pratique n°31 d'Alternatives Economiques, novembre2007. - cliquez ici. Bernard Guerrien, «Que penser des outils de la théorie néoclassique?», hors-série n°73 d'Alternatives Economiques, avril2007. - cliquez ici.
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