Commentaire:
Lorsqu'un pays ne parvient plus à honorer ses engagements extérieurs, des négociations sont habituellement menées avec ses créanciers, dans le cadre du Club de Paris(créanciers publics) ou du Club de Londres(créanciers privés), afin de revoir le calendrier de règlement (opération dite de rééchelonnement) et, éventuellement, les taux d'intérêt pratiqués (opération dite de restructuration). Ces négociations ne s'engagent habituellement que lorsque le pays concerné a conclu un accord d'ajustement avec le Fonds monétaire international(FMI), ce dernier veillant à ce que la politique économique du pays soit compatible avec le remboursement des dettes à venir. Mais il est bien rare que cet ajustement fasse sentir ses effets immédiatement: par exemple, si le FMI a préconisé, et obtenu, une dévaluation de la monnaie nationale, la courbe en Js'applique, ce qui signifie que, dans un premier temps, le coût des importations progresse davantage que le volume des exportations, si bien que les rentrées nettes de devises, loin d'augmenter, diminuent. D'où la nécessité d'obtenir de la new money, des nouveaux prêts en devises, pour rendre possible cette politique d'ajustement. Cette new money est généralement apportée par le FMI en contrepartie (certains disent pour faire passer la pilule) de l'ajustement.