
Paradis fiscal
Territoire sur lequel l'impôt sur les bénéfices ou les revenus de capitaux supporté par les non-résidents est insignifiant et dont les autorités se montrent «peu coopératives» pour fournir à des pays tiers des renseignements sur les patrimoines ou les revenus des personnes qui y ont des comptes. Commentaire: Le Liechtenstein, les îles Caïman, les îles anglo-normandes, la Suisse (à un moindre degré) sont des paradis fiscaux qui, de ce fait, attirent de nombreuses sociétés qui y domicilient théoriquement leur siège social (tout en conservant, en fait, leurs activités dans d'autres lieux). Le paradis fiscal est habituellement un Etat minuscule, voire une fraction d'Etat pourvue d'un statut fiscal avantageux. En outre, un paradis fiscal ne peut attirer les contribuables qui cherchent à échapper à l'impôt que s'il fait montre de discrétion vis-à-vis des instances internationales ou étrangères. Il existe une différence entre paradis fiscal et place offshore(voir ce terme): le premier est caractérisé par une faible imposition des revenus du capital, voire une imposition nulle, mais pas forcément par une absence de contrôle ou le refus de communiquer des informations bancaires à la justice, alors que c'est le cas des places offshore.
Date de mise à jour : 22/01/2010
A lire également: Christian Chavagneux, «Les paradis fiscaux au coeur de la mondialisation», Alternatives Economiques n°252, novembre2006. - cliquez ici. Christian Chavagneux, «La fin des paradis fiscaux?», Alternatives Economiques n°280, avril2009. - cliquez ici.
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