Commentaire:
En réalité, il n'existe pas plus de pétrodollars que de textilodollars. Certes, les pays exportateurs de brut ont bénéficié d'une forte augmentation de leurs revenus et ont disposé, de ce fait, d'un pouvoir d'achat international sensiblement accru. Mais ces dollars ont été en grande partie déposés dans des institutions financières qui les ont reprêtés à d'autres pays. Ce recyclage des fonds a permis d'éviter que le prélèvement pétrolier ne se transforme en un engrenage déflationniste. C'est donc simplement la répartition du revenu mondial qui a été modifiée, non son montant.
A lire également:
«Pétrole: où vont les pétrodollars?», Alternatives Economiques n°256, mars2007. - cliquez ici.
Sandra Moatti, «Le retour des pétrodollars», Alternatives Economiques n°247, mai2006. - cliquez ici.