Commentaire:
Le but de la taxe était, aux yeux de son initiateur, d'augmenter les coûts de transaction dans le domaine du change et, ainsi, de freiner les mouvements spéculatifs déstabilisateurs. Son taux ne devait pas être élevé, pour ne pas renchérir les échanges commerciaux (Tobin proposait 0,05% à 0,5%), mais, appliqué à des marchés où les «allers-retours» spéculatifs sont nombreux, il devait les rendre dissuasifs. L'idée a été reprise notamment par l'association ATTAC, mais plutôt sous forme d'une taxe élevée destinée à financer les transferts de fonds en faveur des pays les moins développés.