Commentaire:
En centralisant les commandes, l'enseigne peut bénéficier de conditions d'achat plus favorables. Certains disent excessivement favorables même: en effet, certaines enseignes (Carrefour, Leclerc) peuvent détenir plus de 10% des parts de marché nationales pour un type de produit donné. Ne pas être présent sur les linéaires de ce type de magasin, c'est, pour le fabricant, une réduction importante de ses espoirs de vente. Aussi bon nombre de producteurs sont prêts à des concessions importantes pour être répertoriés dans le catalogue de la centrale d'achats. Il est fréquent que soient accordées des «ristournes arrière»: en fin d'année, en fonction du chiffre d'affaires effectué avec la centrale, le producteur s'engage à reverser un pourcentage déterminé (et croissant) du chiffre d'affaires. Depuis la loi Galland(1996), ces ristournes arrière ne peuvent être anticipées par les enseignes pour baisser leurs prix. Toutefois, une loi de 2006 en a limité le montant (qui, auparavant, pouvait atteindre un tiers du prix final). Certaines enseignes interdisent toute commande directe de magasin auprès d'un producteur (c'est-à-dire toute commande qui ne passerait pas par la centrale de l'enseigne). D'autres laissent davantage de liberté et de souplesse (c'est le cas de Leclerc) pour certaines gammes de produits.