
Keynésianisme
Ensemble de prescriptions de politique économique, ou de présupposés d'analyse économique qui puisent leurs racines dans la réflexion développée par Lord Keynes, et notamment dans son oeuvre maîtresse, La théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie (1936). Deux traits caractérisent le keynésianisme: d'abord le rôle actif de la monnaie dans la détermination des choix économiques par les différents agents (contrairement aux monétaristes, pour lesquels la monnaie, à la longue, n'agit que sur les prix, pas sur la production ou l'investissement). Ensuite, le fait que l'économie de marché ne parvient pas spontanément à un équilibre de plein-emploi et que l'Etat a donc la charge d'assurer les ajustements, tantôt en «refroidissant» l'activité économique (lorsqu'il y a surchauffe), tantôt au contraire en l'accélérant (lorsqu'il y a ralentissement). Commentaire: Le keynésianisme (terme d'origine anglaise: on devrait dire keynésisme en français) n'a parfois qu'un lointain rapport avec les analyses, tout en finesse (et parfois datées), de J.M. Keynes. Si bien qu'il s'est développé un keynésianisme vulgaire qui se réduit à quelques préceptes - déficit budgétaire et bas taux d'intérêt pour relancer l'activité en cas de besoin - dont on peut se demander s'ils ne trahissent pas la problématique keynésienne plus qu'ils ne la concrétisent.
Date de mise à jour : 22/01/2010
A lire également: Bruno Ventelou, «Les limites du keynésianisme hydraulique», Alternatives économiques n° 276, janvier 2009 ( - cliquez ici.) Gilles Dostaler, «Le retour de Keynes», Alternatives économiques n° 276, janvier 2009 ( - cliquez ici.)
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