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Modèle (CPAM selon l'abréviation anglaise) conçu par William Sharpe (né en 1934), colauréat du prix de sciences économiques de la Banque de Suède en mémoire d'Alfred Nobel en 1990 avec Markowitz et Miller pour évaluer les risques financiers d'un titre ou d'un ensemble de titres, et qui s'appuie sur l'hypothèse que les différences de rendement entre actifs reflètent les différences de risques. Sharpe désigne par la lettre grecque? («bêta») l'écart (spécifique à chaque action) entre le rendement moyen du marché et le rendement d'une action déterminée. Si l'écart est positif (l'action a un rendement supérieur à la moyenne), cela signifie que l'action est jugée plus risquée que la moyenne et que le marché exige un rendement plus élevé pour compenser. A défaut, les opérateurs préféreraient acheter des actions ayant un rendement égal mais moins risqué. Le marché reflète ainsi fidèlement le niveau relatif des risques, au moins lorsqu'il est efficient, c'est-à-dire utilise toutes les informations disponibles. Commentaire: Cette analyse a donné naissance à la «gestion indicielle», c'est-à-dire au fait qu'un gestionnaire de titres va chercher à dupliquer la composition d'un indice représentatif du marché dans son ensemble: en effet, «on ne peut battre le marché», selon l'expression de Sharpe lui-même. La démonstration de ce dernier repose sur l'idée que la rentabilité d'un titre est inversement proportionnelle au risque encouru: plus le risque est élevé, plus la rentabilité doit être forte pour compenser, si bien qu'en moyenne la rentabilité la plus forte est celle du portefeuille constitué à l'image du marché, avec la même pondération de titres à forte rentabilité apparente (mais dont la valeur peut beaucoup diminuer, en raison du risque plus élevé) et de titres à faible rentabilité apparente (mais dont la valeur est bien moins volatile).
Date de mise à jour : 22/01/2010
A lire également: Denis Clerc, «Théorie: désaccords majeurs», Alternatives Economiques Pratique n°38, avril2009. - cliquez ici.
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