Les infirmières du travail mises à contribution
Santé & Travail n° 060 - octobre 2007
Ce mois d'octobre, à l'AHI33, service de santé au travail situé à Bordeaux, deux infirmières vont assumer leurs premières "visites médicales" auprès des travailleurs de la région. Elles ont passé une partie de ces dernières semaines en formation, afin de décrocher le diplôme interuniversitaire (DIU) de santé au travail. "Nous avons obtenu de l'administration une dérogation pour que ces infirmières puissent effectuer, dans le cadre de la surveillance médicale renforcée, les consultations de trois catégories de salariés, en alternance avec les sept médecins qui participent à cette expérimentation,relate Daniel Rindel, directeur médico-technique. Il s'agit des salariés travaillant de nuit, de ceux qui travaillent sur écran et de ceux exposés au bruit."Elles interviendront selon des protocoles précis, élaborés par les médecins du service et les experts de ces sujets. Leur pratique sera guidée par un "arbre décisionnel" indiquant les options à suivre en fonction des données recueillies. Par exemple: si le déficit auditif est supérieur à X, orienter vers le médecin du travail. "Cette expérience va nous aider à mieux cerner les contours de l'équipe de santé au travail, indispensable pour pallier la pénurie de médecins du travail et rester à coûts constants, afin de ne pas augmenter les cotisations,indique Daniel Rindel. Il nous faut définir quel est le rôle d'une infirmière en son sein et les actes qu'elle peut réaliser."
Article issu du dossier La médecine du travail menacée d'extinction
Santé & Travail n° 060 - octobre 2007
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