© Shutterstock

L'information en santé au travail : mode d'emploi

par François Desriaux Stéphane Vincent / octobre 2016

Pour les représentants du personnel, à l'heure d'Internet, maîtriser l'information est encore plus crucial. Bien connaître les circuits d'information, être vite informé, pouvoir vérifier que tel renseignement n'est pas une rumeur : tout cela fait partie des savoir-faire que doivent développer les élus. Cela participe aussi de l'équilibre des rapports de force et de pouvoir dans l'entreprise. C'est donc une dimension stratégique du mandat syndical.

En matière de risques professionnels, le législateur a prévu que le CHSCT doit disposer d'une information de qualité, émanant de l'employeur et des professionnels de la santé au travail et de la prévention. La liste des documents à lui fournir ou des événements nécessitant de l'informer est longue. Bien connaître ce que l'on peut attendre des uns et des autres, comment on peut utiliser les éléments transmis et, à partir de ces derniers, engager le débat avec les salariés, telle est l'ambition de ce dossier.

En n'oubliant pas que le CHSCT produit lui aussi des informations. Et ce, à partir de sa connaissance du terrain, du travail réel, et donc des relations que les élus du personnel auront réussi à tisser avec les salariés.

Remontée d'informations difficile chez Schindler

par Isabelle Mahiou / octobre 2016

Face à une dispersion importante des salariés et lieux de travail, les élus du CHSCT de l'entreprise d'ascenseurs Schindler Ile-de-France tentent de surmonter cet obstacle en allant sur le terrain. Mais cela ne suffit pas à recenser tous les risques.

Un collectif de travail éclaté, des interventions dispersées... Sauf exceptions, l'activité des techniciens ascensoristes se déroule dans de multiples lieux, où des gens travaillent ou habitent. Pas simple, dans une telle configuration, de recenser les risques et de recueillir des informations sur les problèmes rencontrés par les salariés. Schindler Ile-de-France, entreprise de 800 salariés, n'échappe pas à la règle, si l'on en croit les représentants du personnel au CHSCT - pour sa part, la direction de l'entreprise n'a pas souhaité répondre à nos questions. Les élus du CHSCT mettent notamment en avant les récentes évolutions organisationnelles, qui isoleraient davantage les opérateurs. "Aujourd'hui, un technicien de maintenance a 130 sites en portefeuille, contre 80 en 2002 ; il fait ...}}

Nous sommes heureux que vous aimiez nos contenus.
Vous ne possédez pas d'abonnement à Santé & Travail.

Abonnez-vous pour accéder aux contenus numériques.

Découvrez nos offres à destination des étudiants et des institutions.

Abonné-e : Connectez-vous