Avancées dans le traitement du mésothéliome

par Milène Leroy / janvier 2010

Le mésothéliome, cancer de l'amiante, résiste à tous les traitements médicaux actuels. A Caen, une équipe de chercheurs développe des techniques innovantes pour y remédier.

La cellule du mésothéliome, le cancer de l'amiante, est une monstruosité de la nature. Elle résiste en effet à sa propre mort - ou apoptose - pour laquelle toute cellule est normalement programmée. L'apoptose, c'est " comme la chute des feuilles en automne lorsque la durée du jour diminue ", explique le Dr Laurent Poulain, chercheur au sein de l'unité " Biologie et thérapies innovantes des cancers localement agressifs " (Bioticla) du Groupe régional d'études sur le cancer (Grecan), rattaché à l'université de Caen Basse-Normandie. Ce professionnel de santé a peut-être trouvé la parade à cette " immunité " du mésothéliome.

Les cellules de ce cancer résistent à la chimiothérapie, notamment grâce à la protection fournie par une protéine. L'idée du Dr Poulain consiste à empêcher la production de cette protéine afin de rendre la cellule cancéreuse plus vulnérable. Il s'est inspiré pour cela de la découverte faite par deux chercheurs américains, Andrew Fire et Craig Mello, qui se sont vu décerner le prix Nobel 2006 de médecine. Les deux médecins ont décrit le rôle joué par un petit élément présent dans toute cellule : l'acide ribonucléique (ARN) " interférent ". Ce dernier entrave l...

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