Thierry Lepaon (à g.), Laurent Berger (à dr.) - © Nathanaël Mergui/Mutualité française
Thierry Lepaon (à g.), Laurent Berger (à dr.) - © Nathanaël Mergui/Mutualité française

Berger et Lepaon misent sur la qualité du travail

par François Desriaux / juillet 2014

Ils ont pris la tête de leur organisation récemment. Thierry Lepaon et Laurent Berger, patrons respectifs de la CGT et de la CFDT, ont accepté de débattre de la santé au travail, de la pénibilité, des CHSCT. Avec des différences de style plus que de fond.

Vous avez fait de la reconquête d'un travail de qualité un axe fort de vos stratégies syndicales. Avec l'intensification du travail qui repart à la hausse et la politique de baisse du coût du travail qui se met en place, ne pensez-vous pas que cette revendication a peu de chances d'aboutir ?

Laurent Berger : La tentation est excessivement forte, sous le poids de la dégradation de l'emploi, de délaisser la question de la qualité de vie au travail, de la laisser aux spécialistes. Pourtant, c'est ce qui concerne le quotidien des salariés. Pour la CFDT, il n'y a pas de développement économique durable sans une économie fondée sur la qualité des produits et des services, ce qui ne peut s'envisager sans un haut niveau de vie, qui n'exclut personne, qui fait de la cohésion sociale et de la lutte contre les inégalités un enjeu majeur. En ce sens, la CFDT fait le choix du plein-emploi ET de la qualité du travail. C'est dans cette logique que nous avons signé l'accord national interprofessionnel sur la qualité de vie au travail en juillet dernier. Certes, il a fait moins de bruit que celui sur la sécurisation de l'emploi, pourtant tous deux sont indissociables.

Dans cet accord, nous...

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