Cancer du foie : un nouveau tableau corseté

par Frédéric Lavignette / juillet 2017

La création d'un tableau de maladie professionnelle permettant d'indemniser les carcinomes hépatocellulaires liés au chlorure de vinyle monomère n'est pas une si bonne nouvelle. Car sa rédaction, très critiquée, en restreint l'accès et pourrait faire école.

Depuis le 5 mai dernier, date de parution du décret n° 2017-812 au Journal officiel, le carcinome hépatocellulaire est reconnu comme maladie professionnelle. Mais ce qui aurait dû faire figure d'avancée pour les salariés exposés au chlorure de vinyle monomère (CVM), substance classée cancérogène et principalement utilisée dans la fabrication de plastique (PVC), risque d'être illusoire.

L'angiosarcome hépatique figurait déjà dans le tableau 52 des maladies professionnelles, relatif aux affections provoquées par le CVM. Avec la création d'un tableau 52 bis, le carcinome hépatocellulaire, un autre cancer du foie, est donc à son tour indemnisable. Sauf que les pouvoirs publics semblent avoir corseté les conditions à remplir pour en permettre la reconnaissance et l'indemnisation

Deux lésions supplémentaires

Comme pour l'angiosarcome hépatique, le délai de prise en charge est fixé à trente ans, une durée jugée arbitraire et insuffisante en matière d'apparition de la pathologie, car il n'est pas rare que celle-ci se déclare quarante ans après la première exposition. Une autre condition ajoutée fait débat. La reconnaissance du carcinome hépatocellulaire, indique le décret, ne pourra être...

Nous sommes heureux que vous aimiez nos contenus.
Vous ne possédez pas d'abonnement à Santé & Travail.

Abonnez-vous pour accéder aux contenus numériques.

Découvrez nos offres à destination des étudiants et des institutions.

Abonné-e : Connectez-vous