© Premières Lignes
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Coup de projecteur sur les dures conditions de travail du recyclage

entretien avec Claire Tesson, réalisatrice de "Déchets, la grande illusion", et Grégoire Huet, journaliste
par Corinne Renou-Nativel / 10 novembre 2021

Elise Lucet s’attaque aux usines de traitement des déchets dans le prochain numéro du magazine « Cash investigation », jeudi 11 novembre sur France 2. Grégoire Huet, infiltré dans un centre de tri, et Claire Tesson, réalisatrice du documentaire « Déchets, la grande illusion » nous dévoilent la pénibilité du travail.

Qu’est-ce qui vous a conduit à travailler en immersion chez Paprec, entreprise de collecte et de recyclage ?
Claire Tesson : Nous avons été contactés par des salariés de Paprec qui faisaient état de conditions de travail difficiles. Une vidéo prise chez ce leader français du recyclage était notre point de départ. Elle montrait des salariés travaillant dans des conditions dangereuses, avec peu de protections : ils ne portent pas de casque alors qu’un engin avec des griffes métalliques se balance au-dessus de leurs têtes ; ils se tiennent debout sur un tapis roulant de tri sur lequel sont déversés directement des déchets ou encore au fond d’une cuve, dans un nuage de poussière. La seule solution était d’aller voir par nous-même la réalité du terrain avec un tournage en caméra cachée.

Lors de vos trois semaines d’activité au sein du centre de tri, quelles ont été vos conditions de travail ?
Grégoire Huet : J’ai été immédiatement frappé par la cadence du tri, très rapide. Sur chaque tapis, il faut repérer les emballages et déchets qui ne doivent pas s’y trouver pour les enlever. Pendant deux heures d’affilée, les salariés demeurent hyper vigilants et déplacent des charges lourdes...

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