© Nathanaël Mergui/FNMF
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Yves Struillou : un directeur général du Travail sur mesure

par Nathalie Quéruel / juillet 2014

Ancien inspecteur du travail, conseiller d'Etat, auteur d'un rapport sur la pénibilité... Au vu de son CV, le nouveau directeur général du Travail a le profil pour traiter une pile de dossiers chauds tels que la réforme de l'Inspection ou le compte pénibilité.

Au printemps, lors de l'arrivée d'Yves Struillou à la tête de la direction générale du Travail (DGT), une banderole syndicale flottait encore à l'entrée du bâtiment où il prenait ses nouveaux quartiers : "Le ministère fort... en bla-bla social". Changement à la tête de l'administration, puis changement de ministre : François Rebsamen a succédé à Michel Sapin, le chantre du "ministère fort" qui avait engagé une réforme de l'Inspection du travail contestée par une partie des syndicats. Mais le climat au sein de la tour Mirabeau, au siège de la DGT, reste le même, tendu. Yves Struillou ne s'y trompe pas. C'est "avec optimisme et... un peu d'appréhension" qu'il aborde sa nouvelle fonction, tout en affirmant être "stimulé par la difficulté". Il faut dire que, sur son bureau, les dossiers sensibles ne manquent pas : outre la réforme de l'Inspection mise sur les rails par son prédécesseur, Jean-Denis Combrexelle - resté treize ans en poste -, l'attendent la rédaction des décrets sur le compte personnel de prévention de la pénibilité (C3P), le chantier de la représentativité du patronat et la réforme des élections prud'homales. "Les mener à bien n'a rien d'insurmontable, mais il faudra...

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