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Ehpad : souffrance à tous les étages

par Rozenn Le Saint / 23 janvier 2020

Les entreprises privées gérant des Ehpad sont souvent montrées du doigt pour leurs conditions de travail. Mais le secteur non lucratif n’offre pas forcément la garantie que les choses se passent mieux. Enquête au sein du groupe associatif Arpavie, où nombre de salariés se disent au bout du rouleau.

En novembre dernier, dans l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) Antoine de Saint-Exupéry, à Villejuif (Val-de-Marne), une altercation entre deux membres du personnel fait monter la tension d’un cran. A la suite d’un différend avec une cadre de santé, une infirmière s’est précipitée à l’étage et a ouvert une fenêtre, avant qu’une collègue parvienne à la calmer. La médecine du travail n’a pas qualifié l’incident de tentative de suicide. Mais pour un élu du comité social et économique du groupe Arpavie, qui gère cette résidence, voilà qui montre le climat au sein de l’association : « Une salariée ouvre une fenêtre dans un contexte de forte tension et on craint qu’elle se suicide. » 

La direction des ressources humaines indique avoir mis en place une cellule d’écoute pour les salariés « avec l’appui d’un psychologue extérieur ». On peut douter que la mesure soit suffisante. Depuis la mise en arrêt maladie de l’infirmière, il n’y a plus de titulaire à ce poste au sein de l’Ehpad. En 2018, le turn-over du personnel y atteignait 25 %. Un problème récurrent au sein d’Arpavie, puisque plus de la moitié des effectifs de ce groupe de 3 000 salariés a moins...

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