Faciliter l'intégration des plus fragiles

par Philippe Frémeaux / juillet 2013

Si les jeunes sont parmi les principales victimes du chômage, tous ne sont pas frappés de la même façon. La dernière enquête Génération du Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq), qui suit le devenir professionnel de jeunes entrés dans la vie active en 2007, en témoigne : trois ans après leur arrivée sur le marché du travail, la majorité des jeunes diplômés étaient titulaires d'un contrat à durée indéterminée, tandis que les moins qualifiés enchaînaient les petits boulots, entrecoupés de longues périodes de chômage.

La faute à l'école ? Non. L'école n'est pas responsable de la crise actuelle et de ses effets sur le niveau de l'activité. En revanche, il est vrai qu'elle échoue à donner une formation de base de qualité à tous les élèves. Plus grave, le taux d'échec et les inégalités scolaires se sont accrus ces dix dernières années. Là encore, l'école et ses professionnels ne sont pas seuls responsables : une partie des enfants qui leur sont confiés vivent dans des conditions difficiles, avec des parents eux-mêmes victimes de la crise. Il n'empêche : l'école doit se donner pour mission d'assurer la réussite de tous. Une exigence d'autant plus forte que le...

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