Le Giscop 93 affiche son bilan

par Corinne Renou-Nativel / juillet 2017

En quinze ans, le Giscop 93 a permis de mieux connaître les expositions professionnelles à des cancérogènes et a accompagné dans leur démarche d'indemnisation des centaines de patients atteints d'un cancer lié au travail. Sa nouvelle priorité : la prévention.

Créé en 2002, le Giscop 93 n'est pas né par hasard en Seine-Saint-Denis : "Les inégalités face aux cancers témoignaient d'une situation clairement préoccupante dans le département", se souvient Annie Thébaud-Mony, initiatrice et première directrice de ce Groupement d'intérêt scientifique sur les cancers d'origine professionnelle. Comme l'expose la sociologue, "ce dispositif de santé publique a un triple but : connaître les situations de travail exposant aux cancérogènes ; faire un suivi rigoureux des cas pour lesquels une reconnaissance en maladie professionnelle est envisageable ; enfin, faire des résultats obtenus des outils pour la prévention afin d'arrêter l'épidémie de cancers professionnels".

Les hôpitaux Avicenne, Robert-Ballanger et Le Raincy-Montfermeil ainsi que la Fédération interhospitalière d'urologie de Seine-Saint-Denis adressent leurs patients atteints de cancers au Giscop 93. "Dans cette méthodologie, la seule qui apporte des connaissances sur les conditions de travail réelles, on fait décrire au salarié toutes les phases de son activité et ses postes, sans lui demander directement à quels produits il a été exposé, ce que généralement il ignore", explique Christophe...

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