© Nathanaël Mergui/FNMF
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L'uberisation n'est pas une fatalité

par Clotilde de Gastines / janvier 2018

Le travail sera-t-il supportable en 2040 ? Oui, à condition qu'il soit moins subordonné et plus discuté, ont répondu les intervenants aux 7es Rencontres organisées par Santé & Travail début novembre, au Sénat. Pas facile si le monde du travail tend à "s'uberiser".

Le phénomène d'automatisation conquiert désormais les métiers des cols blancs." C'est ainsi que le prospectiviste Michel Héry, chargé de mission à l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS), a introduit le colloque sur le thème "Demain, le travail", lors des 7es Rencontres de Santé & Travail, organisées à l'occasion de la publication de notre 100e numéro. Selon Michel Héry, l'utilisation des nouvelles technologies permet désormais à des professionnels de produire très rapidement des biens et des services, par le biais d'organisations "flash".

Il cite à ce propos des travaux de l'université américaine Stanford, à partir de trois expériences autour du système de la foundry ("fonderie" en français). Dans la première, 200 professionnels du monde entier ont conçu et développé, sans jamais se rencontrer, une application pour le Samu américain. Ils ont été identifiés par un algorithme et contactés par un portail de recrutement, qui leur a envoyé une offre de prestation. Ils avaient un délai de 10 minutes pour accepter de réaliser une microtâche de une à cinq heures. En moyenne, chaque poste a été pourvu en 12 à 15 minutes. La mission a été bouclée en six semaines. Une autre...

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