L'incendie de l'usine Lubrizol, le 26 septembre 2019, à Rouen - © Adobe Stock
L'incendie de l'usine Lubrizol, le 26 septembre 2019, à Rouen - © Adobe Stock

Lubrizol : une réouverture trop précoce ?

par Eliane Patriarca / 30 janvier 2020

Quatre mois après l’incendie qui a ravagé les entrepôts de Lubrizol à Rouen et ceux, contigus, de Normandie Logistique, l’enquête sur l’origine du sinistre se poursuit. L’activité a été relancée le 13 décembre, au grand soulagement des salariés mais au grand dam des riverains.

Le contraste est frappant : alors que l’association d’habitants Rouen Respire a entamé une action en justice pour obtenir l’annulation de l’autorisation préfectorale ayant permis à l’usine Lubrizol de relancer la production le 13 décembre dernier, les représentants des salariés de l’entreprise expriment eux un profond soulagement. L’enquête pour déterminer l’origine de l’incendie du 26 septembre 2019, d’abord ouverte contre X pour mise en danger d’autrui, vise depuis décembre Lubrizol et son voisin, Normandie Logistique, pour des manquements à la sécurité « ayant pu porter une atteinte grave à la santé et à la sécurité, et dégrader substantiellement l’environnement ». Rouen Respire estime le redémarrage « précipité », « justifié par des raisons purement économiques » – Lubrizol Rouen, gros contributeur fiscal pour la métropole rouennaise, représente 420 emplois directs, dont 80 équivalents temps plein chez les sous-traitants, et près de 2 000 emplois indirects dans la région. Selon l’association, celui-ci est susceptible de faire peser un risque sur la population, « les causes de l’incendie n’étant pas élucidées ».

Des syndicats acquis à la reprise

Au contraire, pour le...

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