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Des médecins du travail critiques sur la réforme à venir

par Joëlle Maraschin / 12 janvier 2021

La proposition de loi visant à réformer la santé au travail, déposée par des députées de la majorité le 23 décembre dernier, fait débat. Notre magazine inaugure une série d’analyses sur ce texte avec les réactions plutôt négatives des médecins du travail.

L’accord national interprofessionnel (ANI) sur la santé au travail, conclu le 9 décembre sur la base d’un projet initial du patronat, a finalement été signé par l’ensemble des confédérations syndicales, hormis la CGT. Dans la foulée de ces négociations, deux députées de la République en marche, Charlotte Parmentier-Lecocq (Nord) et Carole Grandjean (Meurthe-et-Moselle), ont déposé la veille de Noël une proposition de loi (PPL) pour « renforcer la prévention en santé au travail ». Ce texte, qui devrait être débattu au parlement à partir de février, reprend en grande partie l’esprit et la lettre de l’ANI de décembre. Au grand dam de nombreux médecins du travail, qui n’y voient aucune avancée notable pour la prévention des risques professionnels, quand ils ne craignent pas une régression sans précédent pour la protection des salariés.

Le patronat garde la main

« Je suis écœuré par ce texte qui ne va en rien améliorer la santé au travail, se désole Jacques Darmon, médecin du travail syndiqué à la CFDT. Présance [organisme représentant les employeurs en médecine du travail, NDLR] peut sabler le champagne. » La proposition de loi entérine en effet la mainmise du patronat sur la...

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