Les médecins inspecteurs du travail sont notamment chargés de la protection des intérimaires exposés aux agents chimiques dangereux. © AdobeStock
Les médecins inspecteurs du travail sont notamment chargés de la protection des intérimaires exposés aux agents chimiques dangereux. © AdobeStock

Les médecins inspecteurs du travail en voie de disparition

par Joëlle Maraschin / octobre 2022

Avec seulement un tiers des postes pourvus, ces praticiens, salariés de l’Etat, ne sont plus assez nombreux pour remplir correctement leur mission de contrôle et de veille en santé au travail. Une carence du service public préjudiciable à la prévention.

Médecin inspecteur régional du travail (Mirt), voilà bien un métier en tension. « En septembre, vingt et un médecins inspecteurs sont en exercice pour un effectif théorique de cinquante-huit postes », détaille Corinne Piron, médecin, cheffe de l’Inspection médicale du travail à la direction générale du Travail (DGT). Cette fonte des effectifs est lourde de conséquences au regard de leur rôle, essentiel mais méconnu, en santé au travail. Les Mirt, qui œuvrent au sein des directions régionales de l’Economie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (Dreets), sont chargés du contrôle de l’organisation et du fonctionnement des services de prévention et de santé au travail (SPST) mais aussi de l’étude des risques professionnels et de leur prévention. Ils veillent, avec les inspecteurs du travail, au respect de la réglementation en santé au travail.
« Quand j’ai été embauché il y a dix ans, nous étions une cinquantaine, pointe Omar Ichou, secrétaire du syndicat national des médecins inspecteurs. Il va être aujourd’hui quasiment impossible d’exercer nos missions, notamment celle d’accompagnement et de contrôle des SPST. » Ces praticiens, qui ont tous une expérience de plusieurs années...

Nous sommes heureux que vous aimiez nos contenus.
Vous ne possédez pas d'abonnement à Santé & Travail.

Abonnez-vous pour accéder aux contenus numériques.

Découvrez nos offres à destination des étudiants et des institutions.

Abonné-e : Connectez-vous