© NATHANAËL MERGUI / MUTUALITÉ FRANÇAISE
© NATHANAËL MERGUI / MUTUALITÉ FRANÇAISE

Les nouveaux forçats du XXIe siècle

par Joëlle Maraschin / juillet 2008

Pour de nombreuses entreprises, les travailleurs sans papiers constituent une main-d'oeuvre corvéable à merci et une aubaine leur permettant de contourner leurs obligations et de masquer leurs responsabilités en matière de risques professionnels.

Ils ont été et sont encore exposés à de l'amiante, à du plomb ou à des pesticides, sans aucune protection. Ils ou elles travaillent à des cadences infernales avec des horaires à rallonge, parfois tous les jours, au bon vouloir de leur employeur et pour un salaire plus que minimum. Ils ou elles ont peur de déclarer leur accident du travail ou leur maladie professionnelle. Ils ou elles cotisent pourtant à la Sécurité sociale, aux Assedic, mais n'en bénéficient pas... Ils ou elles sont sans papiers, travailleurs étrangers en situation irrégulière sur le sol français. Précaires d'entre les précaires, ces femmes et ces hommes travaillent dans des secteurs d'activité déjà réputés pour leur pénibilité, comme le bâtiment, la restauration, le nettoyage ou l'agriculture. Le mouvement de grève démarré en avril dernier par quelques centaines d'entre eux en Ile-de-France, avec le soutien notamment de la CGT, a levé le voile sur leurs terribles conditions de travail. Et si ces quelques-uns ont dénoncé leur situation et demandent leur régularisation, ils sont vraisemblablement des dizaines de milliers à subir le même sort.

Sans autre possibilité de ressources que de trouver et prendre un...

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