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Ces poussières que l’Etat ne peut plus mettre sous le tapis

par Nolwenn Weiler / 14 juin 2021

Depuis un arrêt du Conseil d’Etat de juillet 2020, le gouvernement est censé proposer de nouvelles valeurs limites d’exposition professionnelle en milieu confiné pour les poussières sans effet spécifique. Un défi qu’il tarde à relever sous la pression des industriels.

Quand paraîtront les nouvelles normes définissant la quantité maximale de poussières que peut respirer un travailleur en huit heures de labeur ? « Très prochainement », a promis Laurent Pietraszewski, secrétaire d’Etat chargé des retraites et de la santé au travail, dans un courrier envoyé à la CFDT le 29 mars dernier. Il serait plus que temps. Car voici près d’un an que le Conseil d’État a sommé le gouvernement de revoir ces normes, et six mois déjà que le délai accordé pour le faire a été dépassé. « Le gouvernement est dans l’illégalité depuis le 29 janvier dernier », résume Sébastien Mariani, secrétaire général adjoint de la Fédération générale transports et environnement de la CFDT (FGTE-CFDT), à l’origine de deux recours déposés au Conseil d’Etat sur le sujet des poussières sans effet spécifique (PSES).
Tout commence en 2015, avec la publication d’un avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) sur la pollution chimique de l’air dans les couloirs du métro. Parmi les risques identifiés : les fameuses PSES, susceptibles de provoquer des maladies respiratoires et cardio-vasculaires. Celles-ci se distinguent des poussières à effet spécifique (PES), qui peuvent être...

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