Quand Orange sous-traite le risque radioactif

par Clotilde de Gastines / janvier 2016

Trois ans après nos révélations sur l'existence d'un risque radioactif lié aux parasurtenseurs sur les lignes téléphoniques, Orange lance son plan de retrait de ces ampoules de verre. En confiant cette mission à risque à des sous-traitants.

C'est parti ! Orange a lancé son plan de retrait national des parasurtenseurs radioactifs, ces ampoules de verre à radionucléides protégeant les lignes téléphoniques des surtensions1. Mais en choisissant de recourir à la sous-traitance, l'opérateur va externaliser le risque d'exposition aux rayonnements ionisants qui y est associé.

La mise en oeuvre du retrait des parafoudres se fera sous l'oeil de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). "Les modalités ont été définies conjointement suite à l'expérimentation des comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail [CHSCT] de l'unité d'intervention [UI] Auvergne", assure Orange, qui verrouille la communication sur le dossier2

De fortes exigences de productivité

Ce plan est en principe très cadré, mais les représentants du personnel, comme Franck Refouvelet, mobilisé depuis près de dix ans...

  • 1.

    Voir "France Télécom : un risque radioactif occulté", Santé & Travail n° 81, janvier 2013, et "Vers un suivi du risque radioactif à France Télécom", Santé & Travail n° 91, juillet 2015.

  • 2.

    En refusant de répondre à de nombreuses questions.

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