© N. M./FNMF
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Une réforme à risque pour les infirmières et préventeurs

par Joëlle Maraschin / 20 janvier 2021

La réforme annoncée du fonctionnement des services de santé au travail préoccupe infirmières et intervenants en prévention. Ils craignent une dénaturation de leurs missions et cadre d’intervention. Deuxième volet de notre série d’articles sur ce chantier législatif.

« C’est aberrant, des milliers d’infirmières et infirmiers formés en santé au travail participent activement au suivi de santé des salariés et à la prévention dans les entreprises. Est-il prévu de nous faire disparaître ? », s’indigne Nadine Rauch, présidente du Groupement des infirmiers de santé au travail (GIT). Cette professionnelle réagit à l’une des dispositions, très critiquée, de la proposition de loi « pour renforcer la prévention en santé au travail », déposée le 23 décembre dernier : la possibilité de recourir à des médecins « correspondants » de ville pour assurer le suivi médical professionnel des salariés, hors activités à risque. Cela signifie-t-il que les infirmières de santé au travail n’auront plus la charge des visites d’information et de prévention, qu’elles assurent aujourd’hui ?

Des reculs possibles, sans avancées

Ces visites, qui permettent d’informer les salariés des risques liés à leurs postes de travail et des moyens de les prévenir, sont assurées en coopération avec les médecins du travail par les infirmières et infirmiers – entre 5 000 et 6 000 professionnels – exerçant aujourd’hui dans les services de santé au travail (SST). Contrairement aux...

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