© Nathanaël Mergui/FNMF
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Risques psychosociaux : premiers résultats de l'enquête nationale

par Amélie Mauroux Thomas Coutrot Marilyne Beque, de la Dares / janvier 2018

L'intensité du travail, toujours élevée, est stable depuis 2013, révèlent les premiers résultats de l'enquête Conditions de travail et risques psychosociaux, que vient de publier la Dares. Et si les salariés perdent en autonomie, ils souffrent moins de violences morales.

Eclaircie bienvenue, entre 2013 et 2016, les violences morales au travail ont fortement reculé. Par ailleurs, après une reprise de l'intensification du travail entre 2005 et 2013, on observe une stabilisation, à un niveau toutefois élevé. En revanche, les normes et les procédures qui encadrent le travail continuent à se renforcer et l'autonomie à se réduire, surtout pour les catégories les moins qualifiées. Tels sont les principaux enseignements de l'enquête Conditions de travail et risques psychosociaux de 2016 (voir encadré page 45), qui s'inscrit dans la continuité des enquêtes sur les conditions de travail menées depuis 1978 et dont la direction de l'Animation de la recherche, des Etudes et des Statistiques (Dares) du ministère du Travail vient de publier les premiers résultats.

 

Contraintes de rythme accrues pour les ouvriers non qualifiés

Plus précisément, après une période d'augmentation, l'exposition aux contraintes de rythme sur le travail se stabilise. En 2016 comme en 2013, 35 % des salariés subissent au moins trois contraintes de ce type parmi celles prises en compte, allant du déplacement automatique d'une pièce au contrôle permanent exercé par la hiérarchie...

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