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Rude combat pour le maintien dans l’emploi

par Corinne Renou-Nativel / 09 février 2021

Les troubles musculosquelettiques représentent plus de la moitié des pathologies ayant causé un arrêt maladie, selon l’édition 2020 de l’étude « Arrêts de travail et maintien dans l’emploi », réalisée dans les Hauts-de-France. Avec des pistes pour prévenir la désinsertion professionnelle.

C’est un changement de perspective qu’ont entrepris l’Institut de santé au travail du nord de la France (ISTNF) et le réseau régional Santé, travail, maintien dans l’emploi (STME). Pendant plus d’une dizaine d’années, ils ont réalisé des études sur les situations d’inaptitude médicale, avec l’aide de l’université de Lille et de médecins du travail des Hauts-de-France. « Au fil des années, les mêmes constats revenaient, avec le maintien dans l’entreprise de seulement 4 % des salariés après une inaptitude, explique Véronique Buewaert, médecin coordonnateur du réseau STME. Ces chiffres ne valorisaient pas les actions menées par les médecins du travail, notamment en termes de propositions d’aménagements de postes. »

Des maladies liées au travail

Alors en 2020, plutôt que d’aborder cette question sous l’angle de l’inaptitude, l’étude s’est focalisée sur le maintien dans l’emploi après un arrêt maladie de plus de 30 jours. Les données ont été recueillies par les médecins du travail auprès des salariés vus en visite de reprise1

  • 1. La crise sanitaire a bousculé la réalisation de l’étude : 2763 questionnaires standardisés, remplis par 131 médecins du travail pendant la première quinzaine...

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