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Les salariés des TPE (trop) enclins à sacrifier leur santé

par Alexia Eychenne / 29 septembre 2022

Pour des raisons économiques et sociologiques, les salariés des très petites entreprises tendent à ne pas déclarer leurs accidents ou à ne pas s’arrêter en cas de problème de santé. Issu d’une enquête, ce constat appelle des efforts accrus de prévention pour cette population.

À en croire les données disponibles sur la santé au travail des salariés des très petites entreprises (TPE, moins de 10 salariés), ces derniers sont à la fois les plus exposés aux risques professionnels et ceux qui en subissent le moins les conséquences : ils déclarent en effet moins d'arrêts maladie, d'accidents du travail (AT) et de maladies professionnelles (MP) que leurs congénères des plus grosses structures. « Ont-ils vraiment une meilleure santé ou leur santé réelle est-elle invisibilisée par différents mécanismes ? », interroge Émilie Legrand, maîtresse de conférence en sociologie à l'université du Havre.
Cette question a motivé le lancement d’une enquête, SanTPE, menée pour le compte de la direction de l’Animation de la recherche, des Etudes et des Statistiques (Dares) du ministère du Travail. Ses résultats, publiés en août dernier, contredisent les idées reçues. « Les salariés des TPE ne vont pas aussi bien que les statistiques le disent, constate Emilie Legrand, responsable scientifique de l’enquête. À peu près quatre sur cinq déclarent des troubles de la santé. » Dans les trois secteurs d’activité analysés – bâtiment, restauration, coiffure – les corps sont mis à mal...

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