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Les sous et dessous de la médecine du travail

par François Desriaux Clotilde de Gastines / janvier 2020

« Trésor de guerre ». Dans notre enquête sur la gestion des services de santé au travail, c’est l’expression qui revient pour qualifier les réserves financières accumulées par certains d’entre eux.  Et  dont  les  pratiques n’ont qu’un rapport très ténu avec la préservation de la santé des salariés.

A combien se monte le magot des services de santé au travail ? 3,5 milliards d’euros ? 5, peut-être ? Evaluer le « trésor de guerre » amassé par les 239 services de santé au travail interentreprises (SSTI, voir « Repère ») n’est pas tâche facile. En 2017, la direction générale du Travail (DGT) estimait que leurs ressources s’élevaient à 1,5 milliard d’euros1. Rien d’étonnant à ce que les organisations patronales, qui contrôlent la gestion des SSTI, s’accrochent bec et ongles à ce pactole. Plusieurs rapports ont pourtant mis en évidence des dérives financières2. Depuis juillet, l’Inspection générale des affaires sociales enquête à nouveau. « Nous sommes de plus en plus convaincus que le service rendu par ces structures n’est plus en adéquation avec la cotisation versée par les employeurs,...}}

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