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Au travail, pas si simple d'adopter le FFP2

par Joëlle Maraschin / 06 janvier 2022

Avec l’explosion des contaminations par le variant Omicron, des scientifiques et politiques plaident pour la généralisation des masques FFP2. Ils sont certes plus protecteurs en conditions expérimentales. Mais, pour certains spécialistes, leurs contraintes sont peu compatibles avec une utilisation élargie.

Les équipements de protection respiratoire de type FFP2 sont-ils désormais préférables à nos masques chirurgicaux habituels pour casser la déferlante des contaminations ? Contrairement à un masque FFP2 correctement ajusté, un masque chirurgical ne permet pas d’éviter les fuites au niveau du visage et l’inhalation d’aérosols potentiellement infectants.
D’après une étude de modélisation parue le 7 décembre dans la revue scientifique américaine PNAS, les FFP2 apparaissent bien plus performants pour prévenir les contaminations aéroportées. Si deux personnes se parlent et portent toutes deux une protection de ce type bien ajustée, le risque maximum de contamination calculé par les chercheurs serait de 0,4 % contre 30 % pour deux individus portant des masques chirurgicaux. Au regard de ces données expérimentales, quelques-uns de nos voisins, comme l’Italie, l’Autriche et certains Länder en Allemagne, ont imposé le port du masque FFP2 dans les transports ou lieux publics fermés, voire sur les lieux de travail. En France, plusieurs voix se sont récemment élevées pour demander la généralisation de ces masques, en particulier pour les soignants et les enseignants. Saisi en urgence par le...

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