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Victimes de la mode

par Marc Malenfer Michel Héry mission « veille et prospective » de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) / 21 juillet 2020

Des foyers de contaminations au Covid-19 dans des ateliers et usines textiles ont récemment révélé les conditions de travail illégales imposées aux salariés. Des dérives qui caractérisent en particulier le secteur de la fast fashion ou mode rapide.

Le 10 juillet 2020, les autorités de santé publique du comté de Los Angeles, aux Etats-Unis, ont annoncé la fermeture de l’usine textile de la marque Los Angeles Apparel. Les investigations conduites sur ce site employant près de 2 000 salariés ont montré que plus de 300 d’entre eux avaient contracté le Covid-19 et que quatre en étaient décédés. Ces inspections ont mis en évidence un non-respect des consignes sanitaires dans les ateliers, une absence de formation des travailleurs sur les règles d’hygiène, des affichages de sécurité en anglais alors que la main d’œuvre y est essentiellement hispanophone… C’est aussi le manque de coopération de l’entreprise dans le cadre de l’enquête sanitaire qui est sanctionné, les responsables n’ayant pas été capable de fournir une simple liste du personnel employé sur place.
Dans le textile comme pour d’autres secteurs, la crise du coronavirus agit comme un révélateur des conditions de travail dégradées que subissent les travailleurs les plus vulnérables, notamment ceux issus de l’immigration. De ce point de vue, deux entreprises de la fast fashion, ou mode rapide, ont défrayé la chronique ces derniers mois : l’enseigne californienne Fashion...

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