Causes du cancer : pourquoi le travail échappe aux radars

par Emilie Counil épidémiologiste, enseignante-chercheuse à l'Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) / octobre 2017

Les politiques de prévention du cancer sont définies à l'aide d'outils élaborés par l'épidémiologie : les parts attribuables à diverses causes. Or leur calcul, discutable, indique que le poids du travail serait faible. Au détriment de toute justice sociale

Au cours des derniers mois, plusieurs études scientifiques ont rapporté des nombres de décès par cancer attribuables aux expositions professionnelles en France. Moins de 3 500 par an, selon l'Institut national du cancer (soit 2,4 % des décès par cancer, dix fois moins que pour le tabac et près de trois fois moins que pour l'alcool). Un nombre avancé alors même que, de son côté, Santé publique France estime que les seules expositions à l'amiante entraîneraient chaque année la mort de 2 000 à 4 700 personnes... Depuis la fin des années 1970, les évaluations se succèdent dans une guerre des chiffres qui ne dit pas son nom. Face à cette cacophonie statistique, quel poids donner aux conditions de travail dans la survenue des cancers ? "Extrapolations de fiabilité incertaine" Pour comprendre...}}

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