© Gérard Monico/FNMF
© Gérard Monico/FNMF

Les violences sexuelles, fruit de l'organisation

par Nathalie Quéruel / janvier 2018

Les organisations du travail et la place subalterne où elles confinent les femmes favorisent les violences sexuelles à l'égard de ces dernières. Ce qui en fait une question de santé et sécurité au travail, dont les syndicats doivent s'emparer.

Depuis l'affaire Weinstein et la libération de la parole sur les réseaux sociaux, les médias révèlent régulièrement des violences faites aux femmes dans des milieux professionnels des plus divers, d'un mouvement politique à une entreprise de nettoyage, en passant par un syndicat étudiant au fonctionnement "sexiste et patriarcal", selon d'anciennes militantes. Une femme sur cinq aurait été harcelée sexuellement dans le cadre de son travail, d'après différents sondages ou enquêtes. Certaines organisations du travail favorisent-elles ces agissements ? Déléguée générale de l'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), Marilyn Baldeck identifie des collectifs de travail à risque : "Cela va des structures fonctionnant sur un mode familial et entretenant un...}}

Nous sommes heureux que vous aimiez nos contenus.
Vous ne possédez pas d'abonnement à Santé & Travail.

Abonnez-vous pour accéder aux contenus numériques.

Découvrez nos offres à destination des étudiants et des institutions.

Abonné-e : Connectez-vous

à lire également

Les nouveaux ouvriers à la chaîne des entrepôts

Dans les entrepôts de la grande distribution, les préparateurs de commandes enchaînent, sous la férule d'une voix synthétique, prises et déposes de colis à des cadences élevées afin d'obtenir leur...>>
par David Gaborieau sociologue (laboratoire Idhes, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) / avril 2016

Le père de la psychodynamique du travail

En explorant les liens entre travail et souffrance psychique, le psychiatre et psychanalyste Christophe Dejours 1 a créé une nouvelle discipline et levé le voile sur les effets délétères de certains...>>
par Nathalie Quéruel / octobre 2011